ネタニヤフオバマ低柔軟性を提供 15 juin, 2009
Dans un discours qui s’adressait autant à Obama qu’aux Palestiniens, Netanyahu a évoqué l’avènement d’un Etat palestinien démilitarisé, sous réserve qu’Israël soit reconnu comme l’Etat du peuple juif avec Jérusalem comme capitale indivisible.
Obama a salué « un pas important pas en avant » de Netanyahu, dont les déclarations, estime-t-il, constituent un engagement en faveur de son objectif de parvenir à une solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien.
Dans l’ensemble, Netanyahu n’a fait que reprendre à son compte les anciennes positions israéliennes, mais il fournit à Obama juste assez de marge de manoeuvre pour poursuivre le processus de paix.
« Pour ce qui est de la préoccupation逆援助 du président Obama de la nécessité d’accepter une solution à deux Etats, Netanyahu a dit des choses avec lesquelles le président va maintenant pouvoir travailler », a déclaré Martin Indyk, le directeur du Centre Saban du groupe d’influence Brookings Institution.
Selon l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël, l’idée d’un Etat palestinien démilitarisé est quasi identique à celle d’un Etat non militarisé formulée par l’ancien président Bill Clinton à la fin de son mandat.
De même, les traités assortis de restrictions à la souveraineté des Etats ne sont pas nouveaux, a-t-il dit, en citant l’accord de paix israélo-égyptien qui autorise la présence de forces de police dans le Sinaï, mais pas celle de militaires.
« Donc, un Etat démilitarisé est à première vue une solution d’ouverture, je pense, une chose avec laquelle les Etats-Unis peuvent travailler », estime-t-il.
MAHMOUD ABBAS FRAGILISÉ
Selon Steven Cook, spécialiste du Proche-Orient au Conseil des relations étrangères, les conditions posées par Netanyahu à la création d’un Etat palestinien sont de nature fragiliser le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans son combat contre les militants islamistes du Hamas.
« Il a effectivement parlé d’un Etat palestinien, ce qui est plutôt une rupture pour un dirigeant du Likoud », a dit Cook. « Mais il a répété le même type de conditions qu’il a déjà posées et reposées. Démilitarisation. Pas de contrôle de son espace aérien, en gros Israël peut contrôler ses frontières. »
Le dirigeant conservateur a 逆援également insisté sur la nécessité que les Palestiniens renoncent au droit au retour des réfugiés et à leur réinstallation à l’intérieur des actuelles frontières d’Israël.
« Chose intéressante, c’est quelque chose que je pense tout le monde reconnaît plus ou moins, mais le formuler place les Palestiniens dans une position très inconfortable ».
« Cela n’aide pas vraiment Abou Mazen (Mahmoud Abbas) à lutter contre le Hamas ».
Netanyahu n’a pas cédé à la deuxième exigence de son allié américain: le gel des activités de colonisation. Le Premier ministre israélien a seulement accepté qu’Israël ne construise pas de nouvelles colonies et cesse les expropriations pour créer de nouvelles implantations.
Le problème reste ainsi entier et devrait continuer à froisser les Américains.
Cependant, estime David Makovsky, chercheur à l’Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient, Netanyahu a donné à Obama « de quoi travailler, même si des désaccords subsistent sur la question des colonies ».
« Netanyahu a fait un pas de géant en disant clairement que le problème n’était plus son opposition à un Etat palestinien mais plutôt les modalités et contours d’un tel Etat », a déclaré Macovsky.
« C’est important parce que Netanyahu représente les parties du centre-droit qui se sont toujours méfiées du processus de paix, persuadées que c’était un aspect qui allait favoriser le terrorisme », a-t-il ajouté.
Cook estime cependant que ces déclarations ne devraient pas faciliter la tâche d’Obama.
« Il a parlé d’un Etat palestinien, mais c’est un fragile roseau auquel s’agripper étant donné toutes les conditions posées ».
« Je ne m’attends pas à ce que le président Obama lève le bras et disent ‘ok, c’est fini’. Mais il a certainement donner de quoi permettre à Obama de travailler », dit Cook.